HISTORIQUE

Le Café-Rencontre du centre-ville a vu le jour à Québec en 1987 grâce à l’initiative de quelques bénévoles concernés par la pauvreté dans le quartier Saint-Roch.

Avec la collaboration du Carrefour Chrétien de la Capitale, ces braves gens ont créé un service de soupe populaire le midi en semaine, jetant ainsi les bases d’un organisme communautaire destiné à devenir un joueur important dans le réseau d’aide aux personnes démunies du centre-ville de Québec.

À la fin de 1988, Monsieur Michel Godin et son épouse Ghislaine Aubin Godin acceptèrent d’assurer la direction de l’œuvre.

En 1991, le Café-Rencontre franchissait une étape importante vers l’autonomie, en procédant à la première embauche de personnel dans le cadre d’un programme de création d’emplois. L’année suivante, afin de mieux coordonner les activités du Café, on engageait à temps plein, avec un modeste salaire, le directeur qui jusque là avait été bénévole à temps partiel. Pour assurer le fonctionnement de la soupe populaire, il fallait alors multiplier les efforts de

financement : sollicitation dans les centres commerciaux, campagne de porte-à-porte, dons de particuliers, etc.

En peu de temps, les besoins ont grandement évolué. Alors qu’en 1990, environ 15 000 repas avaient été servis, ce nombre passait à 41 000 en 1994. À cette époque, le quartier St-Roch était connu comme le plus pauvre de la vieille capitale. On y retrouvait déjà la misère sous toutes ses formes : chômage, alcoolisme, toxicomanie, criminalité, prostitution, itinérance, etc. Parallèlement, les gens ont commencé à venir chercher à la soupe populaire plus qu’un simple repas pour remplir leur estomac.

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Le Café est vite devenu un lieu de rencontre, comme le veut son nom, c’est-à-dire un lieu où les personnes nécessiteuses savent qu’elles trouveront un accueil chaleureux, une écoute attentive et un soutien moral significatif. Au Café Rencontre, la relation d’aide fait partie intégrante de notre mission. Avec le temps, les personnes bénéficiaires de la soupe populaire ont développé une relation de confiance inestimable avec les intervenants. C’est ainsi que nous avons été amenés à aider des centaines de personnes à sortir de leur détresse, en les écoutant et en les référant aux organismes appropriés.

Café-Rencontre du centre-ville, INC.

Devant l’augmentation dramatique des besoins, il fallait absolument revoir la structure de gestion, l’organisation des opérations et le mode de financement. C’est pourquoi en 1995 on choisissait de donner un nouvel envol au Café-Rencontre en révisant sa mission et en le dotant d’une charte d’organisme sans but lucratif, indépendant du Carrefour Chrétien de la Capitale. Ce nouveau statut a permis de mieux structurer et encadrer l’intervention dans le milieu, d’en assurer la continuité et d’en favoriser le développement et le financement. Notre incorporation a ouvert la porte au soutien financier de plusieurs partenaires importants comme Centraide, la Régie régionale de la santé (rebaptisée l’Agence de la santé et des services sociaux), Emploi-Québec, Ressources humaines Canada, etc.

Friperie ‘La Manne à Linge’

En 1997, le Café-Rencontre ouvrait un magasin d’économie sociale qui allait répondre à une double mission. À quelques pas du Café, la friperie ‘La Manne à Linge’ procure aux personnes à faible revenu des vêtements et autres accessoires usagés à prix modique tout en fournissant à la soupe populaire un revenu d’appoint. Cela dit, il nous arrive encore fréquemment de faire des dons de vêtements aux personnes démunies qui viennent frapper à notre porte.
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Relocalisation

Dès le milieu des années 90, il apparaissait évident que les locaux exigus de la rue du Pont ne convenaient plus aux besoins grandissants de la soupe populaire. À l’automne 2003, le conseil d’administration faisait donc un pas de foi en signant une entente de location pour une période de six mois, avec garantie d’achat, pour un grand local situé à cent pas des anciens locaux. Quelques mois plus tard, le gouvernement du Canada nous accordait une subvention de 662 144 $ dans le cadre de l’initiative de partenariat en action communautaire (IPAC). Grâce à cette subvention, nous nous sommes portés acquéreurs d’un bâtiment de trois étages, situé au 796, rue St-Joseph Est. En plus de financer l’achat et les rénovations de notre édifice, la somme versée par le gouvernement fédéral a permis l’embauche de deux intervenants et d’un concierge. Avec ces nouveaux acquis, il devient de plus en plus raisonnable d’envisager de nouveaux projets dont on osait à peine rêver lors des années précédentes.

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